JJ_MONDE

Monday, June 12, 2006

II / Violence et éducation

Les enfants violents ne savent pas jouer : indice précoce qui peut alerter le personnel éducatif. Si l'enfant ne peut pas jouer, c'est qu'il n'a pas la capacité de rêver. Il ne peut pas transférer ses représentations internes sur la situation fantasmatique dans le jeu → il faut les aider à dessiner, à élaborer des objets.

L'enfant, quand il n'a pas encore le langage, peut utiliser des médiateurs comme le dessin pour exprimer ce qu’il a à l'intérieur de lui : moyen d'entrer en relation avec l'enfant, mettre en scène réelle ce qu'il y a dans son psychisme.

Le jeu suppose l'accès au symbolique = mettre en scène ce qu'on a dans la tête et lorsqu'on n'a pas eu un environnement maternant qui entraîne un défaut dans le psychisme, pas de capacité à extérioriser donc à jouer. La carence éducative des parents va renforcer la difficulté à penser et à se situer avec les autres.

Il y a des parents qui font des bébés car ça leur fait plaisir sur le coup, besoin d'un enfant pour être narcissiquement valorisé : bébé a uniquement une valeur narcissique. Ces parents vont être incapables d'accepter les conflits avec l'enfant, les contraintes, les échecs… (incapables de négocier les conflits). Etant incapables d'accepter les conflits, ils vont rendre incapables leur enfant de négocier des conflits → un enfant qui ne peut pas négocier les règles, qui n'intériorise pas la loi. La loi est quelque chose d'extérieur, de plaqué, qui s'impose à eux de l'extérieur et donc qu'ils n'ont pas à respecter.

→ Il faut travailler sur le sentiment de sécurité interne mais également sur l'apprentissage des règles et l'acceptation, l'intégration de ces règles : apprendre les limites à l'enfant ce qui va lui permettre d'intérioriser la loi à laquelle il pourra s'adapter car elle sera intériorisée (être social). Pour les ados en difficulté, ils n'ont pas la possibilité de négocier la loi : soit soumission, soit on la casse.

Beaucoup de parents courent après leur adolescence et ne permettent pas à leur enfant de se distancier d'eux.

Pour Tony Anatrella, les parents qui ne veulent pas vieillir, se collent à leur ado et l'empêche de grandir, de se construire en tant qu'adulte.

Il y a aussi des parents qui eux sont marginaux, qui vivent déjà dans la délinquance, qui sont eux-mêmes violents → ils transmettent à leur ado des espèces de règles de conduites du milieu et leur ado hérite de ce type de surmoi, de règles sociales et donc il va se construire, construire sa personnalité d’adulte avec ces références là et trouver un pseudo équilibre avec ces références là.

La société de l'image projette des images brutales, violentes qui heurtent le psychisme, qui envahit même le psychisme : quelque chose qui s'impose et auquel l'enfant, l'adolescent adhère sans distanciation possible.

Télé, pub, jeux vidéo sont très nocifs pour les adolescents fragiles car c'est de la violence dont les enfants s'accommodent et s'habituent : dénier la violence de l'autre dans ces jeux là et intégrer la violence de façon automatique.


---Juan

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